Coordination Ouest Brabant wallon

 

Centre Culturel de Tubize    

 

 

 

Centre Culturel d'Ittre

 

 

 

Association Braine Culture

 

 

 

Une convention pour concrétiser des partenariats.

Depuis 1999, les Centres Culturels d’Ittre, de Rebecq et de Tubize ont établi une convention de partenariat considérant, d’une part, qu’une alliance plus systématique de leurs actions permettrait de renforcer les énergies et les compétences pour intéresser d’avantage de population et mettre sur pied des projets de plus grande envergure. D’autre part, les Centres Culturels sont convaincus que leurs pratiques et leurs spécificités propres favorisent des complémentarités plutôt que des concurrences.

Ce premier essai de partenariat voyait son échéance au 31 décembre 2003. Compte tenu des attentes et des intérêts perçus, elle a été adaptée et renouvelée pour deux nouveaux mandats (en 2004 et en 2008).

Au fil des saisons et des projets, cette collaboration s’est ouverte à d’autres partenaires.Par exemple, la commune de Braine-le-Château a régulièrement rejoint le cadre de partenariat et s’est associée pour plusieurs projets (cycles de conférences, expositions « Ouest en Art », « Pierre, métal et papier », « Parcours d’artistes à Virginal »…). Par ailleurs, la volonté des Centres Culturels est d’élargir ces collaborations et de les intensifier avec Braine-le-Château, notamment. Le renouvellement de la convention en mars 2008 a d’ailleurs intégré les structures culturelles de la commune de Braine-le-Château (ASBL ABC et le Syndicat d’Initiative).

Concrètement

Dans le cadre de la convention, les Centres Culturels ont mené conjointement différentes activités de moyennes et plus larges envergures :

• Rencontres inter-bureaux CCOBW pour réfléchir aux axes d’une politique culturelle commune;
• Des cycles de conférences sur la mobilité, le logement, la dynamique sociale (en partenariat avec le Volet citoyenneté);
• Des concerts (Lilith Jazz, Afrique en Classique);
• Des expositions (« Ouest en Art » en 2004, « Pierre, métal et papier » en 2006, « Parcours d’artistes à Virginal » en 2007);
• Le Printemps des Centres Culturels (en 2002, 2004, 2005);
• « Ouest sur les planches » (festival de théâtre amateur);
• « Ouest chante » (festival de chorales);
• La « Journée des fermes » élargie (en 2003) ;
• Des visites guidées :
o Découverte du patrimoine funéraire local ;
o Découverte de différents lieux révélateurs de l’évolution du paysage régional ;
•  « Ouest en fête », une semaine de manifestations culturelles et artistiques qui s’est concrétisée 3 fois (centrée à Tubize en 1999, à Rebecq en 2002 et à Ittre en 2004) ;
• Partenariat dans le cadre du Festival International de la Marionnette
• Des conférences :
o L’évolution du paysage régional dans tous ses états (social, culturel, architectural, démographique…) avec la contribution de Gérard Mordillat (cinéaste français) en mars 2007 (en partenariat avec le CCBW et la Maison de l’Urbanisme);
o « Quelle spiritualité pour les athées ? » avec André Comte-Sponville en novembre 2007 (en partenariat avec ABC, le Syndicat d’Initiative de BLC, le CCBW et la Maison de la Laïcité de Tubize).
• …

Par ailleurs

En 1997, les Centres Culturels et les mouvements d’Education Permanente ont été les moteurs de création du Volet citoyenneté, structure réunissant plusieurs acteurs socioculturels (bibliothèques, associations socioculturelles, Centres Culturels…) œuvrant dans l’Ouest du Brabant. L’enjeu majeur du Volet citoyenneté était de favoriser la participation citoyenne avec comme fil conducteur, un projet culturel. Dans ce cadre, les Centres Culturels ont coordonné différentes activités (conférences-débats sur la mobilité, le logement, la dynamique sociale, création et suivi de groupes de travail sur la mobilité, exposition sur la mobilité) et ont été actifs au sein de son fonctionnement (participation aux réunions du comité de gestion, du comité de rédaction du trimestriel « Avant-Senne », collaborations pour le projet « Passeurs de mémoire »…).En décembre 2005, la subvention accordée au Volet citoyenneté dans le cadre du Contrat Culture est arrivée à son terme et a contribué à sa dissolution.

Les méthodes employées

Les Centres Culturels bénéficient depuis 1998 du soutien du CCBW et plus particulièrement de la cellule de coordination des Centres Culturels Locaux. Les missions de cette cellule sont d’impulser et renforcer les coopérations territoriales et transversales. Dans cette optique, quatre animatrices collaborent avec les Centres Culturels Locaux pour, prioritairement, mettre en place des projets transversaux. Le travail de chaque animatrice est réparti par sous-région. Dans l’Ouest du Brabant wallon, les missions de l’animatrice s’intègrent presque entièrement dans le cadre de cette convention puisqu’elle coordonne les projets qui en découlent. En regard des axes présentés dans la convention (favoriser la création artistique locale ainsi que sa diffusion, préserver la mémoire sous toutes ses formes, développer des outils d’information au service de chacun, créer un catalogue de loisirs actifs, proposer des activités concourant à une démarche citoyenne et d’Education Permanente), les méthodes de travail s'ajustent en fonction des partenaires et de l’envergure des projets conçus. Ceux-ci émanent généralement de concertations avec le public (Forum culturel, Forum, citoyen, Conseil Culturel…) et sont relayés par les Centres Culturels. L’animatrice travaille en collaboration étroite avec les Animateurs Directeurs. Des réunions sont périodiquement organisées et permettent de consulter les Centres Culturels et de vérifier l’état d’avancement des projets.Ces rencontres sont en outre l’occasion d’échanger (suggestions d’activités qui pourraient être développées en commun) et d’effectuer un transfert d’infos pertinent (spectacles visionnés, infos relatives au fonctionnement interne, soutien pour la promotion des activités de chacun…). Certains projets drainent également un cortège de partenaires qui sont utilement associés aux rencontres. Une évaluation avec chacun des partenaires est pratiquée à la fin de chacun des projets.

Les atouts d’une coopération et les difficultés rencontrées

Cette collaboration, même si elle existe dans les faits depuis plus longtemps, s’est concrétisée, il y a une dizaine d’années. Cette période permet aux Centres Culturels de faire le bilan et de percevoir les atouts réels ainsi que les ajustements nécessaires pour l’avenir.
Si, au départ, promouvoir la transversalité est l’intention qui figurait à la base de la convention, celle-ci s’est progressivement envisagée de différentes façons.
De façon large et idéale, il s’agit de mettre en place des activités pour consolider les réseaux associatifs et culturels et participer à la création d’une identité régionale. Il est évident que l’ouverture des partenariats a véritablement permis de mettre sur pied des projets d’envergure touchant une région et contribuant à la création de son identité. Les activités comme « Ouest en fête », « Ouest en Art » ou « Pierre, métal et papier » ont touché un large et nombreux public.
Plus concrètement, le fait de rassembler les énergies favorise les synergies et facilite les échanges à des degrés divers (prêt de matériel, échange d’info et renforts promotionnels, apports d’idées, multiplication des compétences, élargissement des publics…). Grâce à la convention et au regroupement qu’elle implique, les Centres Culturels ont, plus d’une fois, constaté un déploiement de leur impact. En effet, la convention leur permet d’agir en véritable levier notamment pour développer des axes de réflexion moins bien reçus si ceux-ci sont développés isolément (activités citoyennes ou qui remettent en question le fonctionnement de la politique locale).
Certains de ces aspects ont clairement été mis en évidence et se sont consolidés grâce à la convention (cycles de conférences sur la mobilité, le logement, la dynamique sociale, conférence et activités autour de l’évolution du paysage régional…).
D’autres aspects s’avèrent cependant plus difficiles à concrétiser.
Des collaborations de ce type nécessitent un investissement supplémentaire qui accroît la charge de travail de chaque Centre Culturel (équipe et Animateur-Directeur). Les énergies investies ne sont pas toujours récompensées. Il est indispensable que chacun des partenaires soit convaincu de l’utilité d’une telle démarche et joue le jeu de la solidarité. Cette conception varie en fonction de la disponibilité et des convictions de chacun des partenaires et n’est pas toujours harmonisable.
Enfin, les moyens en personnel et financiers sont insuffisants pour pallier ces carences et difficultés. 

Pour la suite

Convaincus par la pertinence de cette collaboration régionale, les Centres Culturels d’Ittre, de Rebecq et de Tubize ont la volonté de poursuivre cet axe prioritaire dans leur travail. A cette fin, ils ont renouvelé leur convention le 19 avril 2008 et l’ouvrir à la commune de Braine-le-Château.Le renouvellement du partenariat donnera lieu à une cérémonie où seront conviées les instances culturelles et politiques de la région. Celle-ci sera l’occasion de mettre l’accent sur la richesse et l’intérêt de cette convention mais également de mettre en évidence le manque de moyens financiers pour lui offrir l’ampleur désirée.

Plusieurs projets, en cours ou à développer, sont déjà à intégrer dans le cadre de ce partenariat renouvelé. Ces activités ou intentions de partenariat s’articulent en deux catégories. Les premières concernent le fonctionnement interne aux structures et les secondes présentent les projets qui seront développés en coopération. La notion de transversalité est également variable en fonction des partenaires réunis autour de la table. Ainsi, certains des projets exposés se feront en partenariat avec le Centre Culturel du Brabant wallon dont l’ambition et la fonction sont de rassembler un maximum de partenaires autour d’un territoire (Est Bw, Centre Bw, Ouest Bw et Province).Ces intentions d’actions feront l’objet d’une présentation spécifique.

A. Fonctionnement :

• Volonté d’intensifier la communication et le transfert d’infos (promotion) entre les structures : mise en lien des différents sites Internet, création d’un agenda régional, idéalement en version papier et dans un premier temps via la toile. Les supports de communication existants (A’Scrienn, Petit Tram, Senne et Carrières) seront également mieux exploités pour effectuer    le transfert d’infos entre les communes.


B. Activités et projets :

• Parce que l’on collabore plus aisément avec des structures ou personnes que l’on connaît, une rencontre inter-équipes a été organisée le 15 mai 2008. Les équipes des Centres Culturels se sont rencontrées et ont échangé sur leurs fonctions réciproques avant de partager un repas en toute convivialité.
• Démarche de « Grande conférence » à poursuivre selon deux dimensions. Soit dans une configuration régionale, en choisissant des thèmes (voire des conférenciers) de la région et qui concourent à des interactions avec le public. Soit selon une formule « clé sur porte » avec un conférencier/personnalité qui aborde des sujets plus larges : philosophie, religion, mondialisation…
• Découverte des communes avoisinantes et/ou des personnalités pratiquant une passion : brasseur, apiculteur, historien, artistes... Possibilité de mettre en place des circuits pédestres, vélos en fonction de ces haltes passionnantes.
• Au printemps 2009 sera célébrée la commémoration des 120 ans de la grève de Quenast,la première en Brabant wallon. Cet anniversaire serait l’occasion d’amorcer une série de thèmes liés au monde du travail : diffusion (spectacles en rapport avec la thématique), réflexion autour de la place des syndicats et du travail dans la société (conférences, expos, travail en réseau avec l’associatif…), création artistique, travail avec les fanfares, cortège en carriole... Le Centre Culturel de Rebecq est à l’initiative de la manifestation.
• Depuis quelques années, une dynamique autour du conte et de la transmission orale s’est ancrée dans la région grâce à l’appui et à la ténacité de deux conteuses locales.Cette collaboration a permis la création de spectacles, la mise sur pied de balades contées (Wisbecq, Saintes, Quenast, Bierghes…) et de formations pour conteurs… Cette dynamique rejoint les programmes d’actions de chacun des Centres et ils souhaiteraient l’accentuer à l’avenir.
• Volonté de poursuivre les actions sous le label « Ouest en fête » mais nécessité d’un apport financier suffisant.

C. Coopération avec le soutien du Centre Culturel du Brabant wallon :

Les objectifs du Centre Culturel du Brabant wallon (CCBW) sont de créer du lien entre les populations et territoires du Brabant wallon en dynamisant les partenariats dans chaque sous-région (Est, Centre et Ouest). A partir des axes/thématiques développés dans chacun des bassins,


le Centre Culturel Régional ambitionne de les mettre en lien et d’imaginer un fil rouge commun à toute la Province.
A l’occasion de tables rondes régionales, plusieurs pistes de coopération ont été dégagées. Les Centres Culturels de l’Ouest seront partenaires et acteurs des projets développés dans ce cadre plus large qui bénéficiera de moyens humains et financiers supplémentaires.

Pour l’Ouest du Brabant wallon, la principale orientation proposée concerne l’inter-relationnel, le regard vers l’Autre, le dialogue avec le voisin (également dans le sens d’une réflexion autour de l’interculturalité pour intégrer la globalité des voisins). Cette action « voisin, voisine » pourrait trouver ancrage dans la mise sur pied d’une « semaine sans télé » régionale. En novembre 2007, le Centre Culturel d’Ittre a fait le pari de soustraire le public de sa Commune à l’emprise de la télévision. L’idée a été d’élargir cette initiative à l’ensemble de la région pour son édition 2008.