20.09.2012 - Forum élections communales : vos questions et leurs réponses !

Les questions sont TOUTES celles rédigées par le public présent lors du Forum élections. Les 20 premières questions sont celles qui n'ont pu être posées en séance. Elles ont été adressées par écrit aux 4 listes en présence sur la Commune. Vous trouverez ci-dessous TOUTES les réponses reçues.

• Que comptez-vous faire au niveau des commerces ou des commerçants ? Le centre de Rebecq possède une image bien triste en comparaison à Monghidoro (village deux fois moins peuplé) où il y a une multitude de commerces.

MR : comme le prévoit notre programme, nous redynamiserons les associations locales de commerçants et organiserons une foire commerciale afin de faire connaître tous nos commerçants, artisans, agriculteurs,… De même, le MR pense à l’accessibilité des commerçants et prévoit donc du parking en suffisance à proximité des commerçants. Le réaménagement de la Grand Place de Quenast et de la future ancienne maison communale de Rebecq seront mis en avant pour favoriser la venue de nouveaux commerçants. Enfin, nous favoriserons la création de zones économiques mixtes destinées aux activités d’artisanat, de service, de recherche ou de petite entreprise pour créer de l’emploi local.

AC : créer un échevinat spécifique de l’économie et du commerce et systématiser les concertations entre l’échevin et les représentants des indépendants et dirigeants de PME (UCM, associations de commerçants…). Favoriser la concertation en vue d’encourager et de conseiller les créateurs de petites entreprises ou de commerces. Stimuler le dialogue entre les pouvoirs publics et les indépendants dont l’activité professionnelle serait gênée par des chantiers publics afin d’atténuer les nuisances subies.
Favoriser la création et le développement de 2 zones d'économie mixte comme le préconise le Schéma de Structure communal.

Ecolo : nous voulons proposer aux commerçant-e-s un lieu de réflexion collective (commission, groupe de travail, etc.) pour les aider à offrir des alternatives attrayantes (produits, services, etc.) aux complexes commerciaux de grandes tailles, négocier pour limiter l’implantation de ces derniers, veiller à une répartition complémentaire des offres commerciales, travailler de concert pour des centres de village attractifs et conviviaux tant dans leur aménagement que leur animation. Favoriser (par des campagnes, des actions de promotion comme des foires, braderies, concours de vitrines, etc.) l’attractivité du commerce de proximité et cultiver ce qui fonctionne ailleurs : la cohésion sociale, meilleur garant du plaisir citoyen des relations humaines propres au commerce de proximité.
Mais il ne faut pas oublier que Monghidoro est une petite commune au milieu des montagnes qui constitue LE pôle économique pour les villages environnants. La situation de Rebecq n’est en rien comparable puisque nous sommes entourés de trois villes (Braine-Le-Comte, Tubize et Enghien) où les Rebecquoises et Rebecquois se rendent pour faire leurs courses. 
 

• Que fait l’attrait de la fonction de Bourgmestre quand on voit que des Ministres se battent pour conquérir cette fonction ?

MR : le MR veut prendre part aux projets pour notre commune. Notre ambition est de servir nos concitoyens au mieux, avec une équipe prête à s’investir, capable de s’entourer et déléguer. La fonction de Bourgmestre est une réelle confiance des électeurs qu’il faut remplir au mieux tout en restant humble et à l’écouter de tout un chacun.

AC : la proximité, le contact quotidien avec le citoyen et ses réalités. Mais la fonction de Bourgmestre n’est pas une tâche aisée, le Bourgmestre est souvent le réceptacle de toutes les frustrations et doit constamment garder l’équilibre entre la prise en compte des besoins individuels et l’intérêt collectif.

Ecolo : la fonction de Bourgmestre est intéressante car elle permet une écoute directe (ou via des commissions et des services communaux) de la population. Elle offre également une position de pouvoir réel avec des moyens importants tant humains (l’administration communale de Rebecq est le plus gros employeur de la commune) que financiers et matériels. Elle permet une formation politique importante car la Commune constitue un lieu de gestion de multiples domaines publics, de l’accueil de la petite enfance à la gestion des cimetières en passant par l’enseignement, la mobilité, la sécurité, etc. Le poste de Bourgmestre ouvre la possibilité d’une action à la fois locale, intercommunale, provinciale et régionale du fait qu’une Commune délègue des représentants dans des instances à ces niveaux. Cela apporte une forte valorisation sociale, un réel avantage en termes de visibilité et de formation pour accéder à d’autres mandats politiques comme député, gouverneur, voire ministre. Pour ECOLO, occuper un poste de bourgmestre est trop important que pour y ajouter un autre mandat comme celui de député-e. L’organisation du parti, des groupes locaux aux commissions fédérales, les formations (comme les Rencontres écologiques d’Eté) ainsi que le contact régulier avec l’ensemble des acteurs sociaux, permet un partage constant des savoirs et des expériences. Cela remplace les avantages du cumul de fonctions. En effet, les responsabilités d’un bourgmestre sont fortes, les risques importants (voir les bourgmestres inculpés dans des accidents graves comme l’explosion à Ghislenghien pour défaut de prévoyance). La gestion des mécontentements est lourde (on dit parfois que faire de la politique, c’est gérer la haine) et exige des objectifs politiques clairs, concertés et cohérents pour répondre aux  citoyen-ne-s à la fois en prenant en compte leur expression, mais aussi en faisant en sorte qu’elles enrichissent un projet communal légitimé collectivement. Enfin, des observations de la fonction de bourgmestre en Belgique et en Europe indiquent que celle-ci devrait évoluer vers un rôle avant tout d’animateur des différentes instances de concertation - du conseil communal aux réunions de quartier, etc. -. A ECOLO, cette approche fait partie intégrante de la pratique et de la formation politique. Il nous semble en effet primordial qu’à côté des avis d’expert-e-s (audits, bureaux d’étude..) et de l’administration, des moyens soient consacrés pour que les citoyen-ne-s puissent intervenir utilement dans les processus de décision. Le minimum légal ne suffit pas ! 
 

• Est-il nécessaire d’utiliser les gros bus TEC pour les petites routes de campagne (Gibet, Haute Franchise, Bloc U, …) ?

MR : l’entité de Rebecq est étendue et la TEC dessert la commune au maximum. Vu le nombre de nos élèves, les bus doivent pouvoir prendre en charge tous nos écoliers.
Ce parcours par Rognon aux heures de pointe pose problème à nos navetteurs qui mettent 45 minutes pour rejoindre Rebecq au départ de la Gare de Tubize. Ce temps devra être réduit !

AC : il s'agit là d'une décision des TEC qui répond à des impératifs économiques et commerciaux : il est moins coûteux et plus rentable pour eux d'utiliser un gros bus plutôt que 2 petits. Nous les interpellons régulièrement concernant les problèmes rencontrés par les usagers  afin d'essayer de trouver avec eux des améliorations en terme de trajets, d'horaire… afin de répondre au mieux aux attentes des usagers mais il est difficile d'avoir une influence sur leurs choix économiques.

Ecolo : les déplacements dans l’entité ont été étudiés dans le cadre du Plan communal de Mobilité, mais cette étude doit être complétée par celle des déplacements autres que domicile/travail ou école. Si l’on veut améliorer les conditions de circulation, il faut non seulement continuer à négocier avec les TEC pour obtenir une offre qui réponde au mieux aux besoins locaux, mais il faut aussi jouer sur tous les aspects : la façon d’implanter les écoles, services et autres fonctions, les possibilités de choix de modes de transport, l’organisation des voiries et des liaisons extra-communales, etc. A Rebecq, par exemple, le déplacement pour l’école pose des problèmes certains d’engorgement de bus et de voitures. Or une partie non négligeable de ces déplacements pourraient être pratiqués à pied (les distances entre quartiers et implantations scolaires du fondamental ne sont pas trop grandes) ou à vélo (les distances entre quartiers et écoles secondaires des communes voisines le permettent). Cela demande le développement d’une véritable politique incluant des incitants, des voiries adaptées (valorisation de circuits piétons et cyclistes), des formations (brevet cycliste à développer par exemple), des actions (ramassage à vélo, etc.). D’autres pistes sont à envisager ou développer : aide au covoiturage, taxi social, bus à la demande, etc. Cela permettrait de réduire les pics de fréquentation de bus et de voitures. On pourrait sans doute alors revoir le choix de bus avec les TEC pour une offre plus adaptée au gabarit de nos chemins ruraux.
 

• Bierghes et Wisbecq étant fort éloignés de Rebecq, que comptez-vous faire pour ramener la culture dans ces communes ? Comme par exemple le départ du Carnaval.

MR : nous proposons d’associer tous les comités locaux aux autres associations par le biais du Centre Culturel. Nous pourrons ainsi organiser des évènements à Wisbecq et Bierghes en collaboration avec le Centre Culturel et « délocaliser » certaines festivités en prévoyant des navettes pour faciliter l’acheminement des habitants. 

AC : en partenariat avec le Centre Culturel, nous voulons développer une programmation culturelle répondant aux attentes de la population et en proposant une décentralisation de certaines activités vers ces localités. Notre volonté est également de renforcer le soutien aux associations développant des activités folkloriques, de créativité, de loisir, de convivialité ou de pratiques artistiques, via un soutien financier, la mise à disposition de locaux et le prêt de matériel ce qui peut contribuer au développement d'activités culturelles de proximité.

Ecolo : une des particularités de l’entité rebecquoise est la dispersion de son habitat. En outre, les anciennes communes qui ont été fusionnées (Bierghes, Rebecq, Quenast et une partie de Saintes) offrent des points d’animation relativement éloignés. Enfin, le territoire communal est coupé par des traversées de routes régionales (la 6 et la 7), d’une voie expresse (l’A8) et d’une ligne de train à grande vitesse. Une première attention doit être portée pour que le réseau de rues, de chemins et de sentiers constitue un bon outil de liaison entre villages et quartiers et cela pour les différents modes de déplacement (du piéton au bus). Nous voulons également vitaliser la vie associative locale non seulement via le soutien au Centre culturel dont c’est une des missions, mais aussi par une attention et une aide régulière et adaptée. Sans vouloir régenter toutes les initiatives locales, il est possible de les susciter, de les accompagner pour que l’ensemble des quartiers et de leurs habitant-e-s ne se sentent pas exclu-e-s par exemple de festivités importantes. L’organisation d’un carnaval doit pouvoir intégrer cet objectif avec l’aide des groupes qui le composent, des organisateurs, de la police, etc. Ramener la dimension culturelle dans les quartiers doit également constituer un objectif des projets culturels. La Commune peut y inciter par des appels à projets, des initiatives propres et en portant cette préoccupation par la voix de ses représentant-e-s au Conseil d’administration du Centre culturel. Il ne manque pas d’exemples dans des communes similaires dont on pourrait utilement s’inspirer : parcours d’artistes, décentralisation d’activités de spectacles ou d’ateliers, etc. Notre commune peut également développer la visibilité et l’activité des artistes qui y vivent tout autant que les échanges avec des créateurs d’autres régions et cultures ou l’accueil de réalisations extérieures.
 

• Si on regroupe un maximum d’activités dans les batiments qui vont se libérer au centre, cela va réduire les occasions de contacts à Quenast, Bierghes et Wisbecq. Veut-on tout centraliser ?

MR : non, pas de centralisation ! Il faut utiliser les bâtiments libérés pour des besoins et services nécessaires à nos concitoyens. Par ailleurs, le Proxibus et d’autres systèmes de navettes peuvent être mis en place pour favoriser les liaisons et liens entre nos différentes entités.

AC : nous ne voulons pas tout centraliser. Il faut trouver un juste équilibre entre une centralisation qui est parfois nécessaire pour réaliser des économies d'échelle et une nécessaire proximité avec les citoyens.
Dans notre programme, nous avons clairement inscrit notre intention d'organiser par exemple des plaines de vacances communales dans plusieurs écoles, et pas seulement sur Rebecq-centre, afin de permettre un accès plus facile aux enfants quenastois et biergheois. Le Proxibus est aussi un outil de proximité qui permet de relier les différents villages entre eux et de favoriser les contacts.

Ecolo : nous demandons depuis longtemps une réelle réflexion collective sur la manière dont Rebecq doit se développer, mais jusqu’ici sans résultat suffisant. Ce n’est qu’en réfléchissant ensemble (via différents dispositifs comme des réunions de quartiers, les commissions communales, des enquêtes publiques avec une information suffisante pour une bonne appropriation par la population, etc.) de manière régulière et avec l’aide des services communaux que des choix pourront être posés de manière à équilibrer les occupations tant de l’espace public que des bâtiments communaux. Une administration communale, cela reste un point de ralliement important pour les habitant-e-s. Nous avons toujours pensé que concentrer en un même lieu, de surcroit sujet à des risques évidents d’inondation, l’administration communale, le CPAS, la crèche, la maison de retraite, voire la bibliothèque communale et un espace culturel n’était pas judicieux. Cela entraînerait des surcharges d’un côté en vidant d’autres espaces publics de l’autre. Nous avons la chance d’avoir encore des implantations scolaires à Bierghes, Rebecq et Quenast. Il faut aussi veiller à ce que l’accueil d’autres services publics ou collectifs soit réparti de manière à garder les différents quartiers attractifs et vivants. La cohésion sociale peut se construire autrement que par la centralisation physique. L’animation, des évènements rassembleurs, des activités communes peuvent aussi jouer en ce sens. Les impératifs économiques doivent rester envisagés en fonction de ces objectifs sociaux. 
 

• Comment allez-vous soutenir les riverains à défendre leurs maisons face aux inondations ? Allez-vous agir même si vous n’êtes pas élu ?

MR : bien entendu, la gestion des inondations ne doit pas avoir de couleur politique. Le MR a toujours travaillé de manière constructive et cela continuera ! Nous déploierons les moyens nécessaires (entretien des berges, gestion des vannes en amont et aval, construction du bassin de rétention, entretiens réguliers des avaloirs, bouches d’égout et fossés) et consulterons des spécialistes en y associant tous les riverains, associations et agriculteurs concernés pour prévenir les inondations et les écoulements d’eau et de boues. 

AC : la lutte contre les inondations figure dans les priorités d'action communale et nous avons voulu en faire un point spécifique de notre programme. Nous voulons mettre en place une véritable stratégie de lutte contre les inondations : il s’agit d’écrêter les crues, de ralentir le phénomène et réduire au minimum l’impact d’une éventuelle catastrophe naturelle sur la population en réalisant des zones d'immersion temporaires, des fascines pour éviter les coulées boueuses ... Nous continuerons à nous investir dans le contrat rivière afin d'agir en concertation avec les communes voisines qui sont également traversées par la Senne afin de gérer le cours d'eau de manière efficace et concerté. Nous comptons également établir un plan spécifique et transversal en matière d’inondations et l’actualiser régulièrement. Il établira notamment les zones les plus exposées au risque afin d’y limiter les dégâts ainsi que la liste des personnes à aider en priorité en cas de crue.

Ecolo : ECOLO Rebecq est un groupe politique, c’est-à-dire des gens du village qui se réunissent régulièrement pour envisager ensemble un fonctionnement de leur commune plus en phase avec le projet écologique porté par les Vert-e-s en Wallonie et dans le pays. La question des inondations est un dossier que nous suivons depuis trois mandatures communales. Ce qui s’échange dans les réunions de notre groupe (informations, contacts avec les riverains, les associations concernées, etc.) permet d’élaborer des positions et des options que nos membres partagent et défendent là où ils sont actifs : au conseil communal, mais aussi dans les commissions communales (aménagement du territoire et mobilité, carrières, etc.). En outre, des membres sont aussi actifs sur le terrain : ce sont des écologistes principalement qui ont, par exemple, effectué les derniers relevés de points noirs pour le Contrat de rivière de la Senne. A titre personnel, plusieurs se sont également impliqués dans l’aide aux sinistré-e-s lors des derniers épisodes d’inondation que notre village à connu. Ceci posé, défendre les riverains face aux inondations est important et impose une aide communale pour les aspects légaux, physiques et matériels. Cela ne suffit pas. Il faut aussi regarder la question des inondations de manière globale pour prévenir les problèmes.
 

• Avec qui êtes-vous prêt à faire une coalition et pourquoi ?

MR : notre choix de partenaire se fera en fonction du vote des électeurs. Ce sont nos concitoyens qui choisissent. Nous sommes à l’écoute de nos concitoyens et nous défendrons une coalition qui partage notre programme et nos idées.

AC : le choix d'un partenaire se fera en fonction du vote des électeurs. Nous privilégierons un partenaire avec qui nous partageons des éléments de programme et des projets communs, un partenaire qui a la volonté de travailler dans l'intérêt général de la commune et de ses habitants.

Ecolo : nous sommes prêts à entrer dans une majorité communale avec tous les partis qui se présentent à Rebecq puisqu’il s’agit de partis démocratiques. Nous pensons qu’il serait plus riche et plus sain démocratiquement d’éviter une majorité absolue comme celle que nous connaissons depuis 6 ans. Si cela impose des négociations constantes au sein du Collège, cela renforce le contrôle démocratique, élargit les possibilités d’actions et de contacts, renforce les réseaux extérieurs de la commune. Si la population nous marque sa confiance en nous permettant de siéger au Conseil communal, nous serons ouverts à des alliances que nous construirons sur base des programmes respectifs des groupes politiques concernés mais aussi sur les possibilités d’accès à des moyens pour concrétiser au mieux nos objectifs. C’est-à-dire que les postes et les compétences mis sur la table dans les négociations joueront également dans nos décisions. Plus nous aurons d’élu-e-s, plus nous pourrons revendiquer un nombre utile de ces postes et compétences.
 

• Que comptez-vous faire pour l’accueil des 12-15 ans durant les vacances scolaires ?

MR : notre programme prévoit l’augmentation des places pour les plaines de vacances. La Maison des Jeunes est aussi un outil essentiel pour nos jeunes qui leur offrira des activités durant les vacances évitant de les laisser livrer à eux-mêmes. Le MR mettra sur pied une école de devoirs permettant aux bénévoles qui veulent donner de leur temps et partager leur expérience avec les élèves en difficulté ou en demande.

AC : la Maison des jeunes un acteur local qui offre une structure d'accueil et des activités ponctuelles pour les jeunes durant les vacances scolaires ; le soutien de la commune devra être accentué afin de lui permettre d’accroître son offre d'activités pour les 12-15 ans. 
Soutenir la Maison de Jeunes pour proposer des cours de rattrapage durant les vacances scolaires dans la continuité des activités de l’école des devoirs qui fonctionne durant les périodes scolaires.
Proposer, en collaboration avec des partenaires, des plaines ou des stages à destination de ce public.

Ecolo : pour ECOLO, il est essentiel de privilégier le sport. L’enjeu prioritaire de la politique communale sera donc de rendre la pratique sportive accessible au plus grand nombre, en offrant un panel d’activités variées ouvertes à tous. La politique sportive s’inscrit plus largement dans les politiques de promotion de la santé, de jeunesse, d’inter-culturalité, sociale et intergénérationnelle.
En termes de mobilité, nous plaidons pour la réalisation de pistes cyclables sécurisées et pour l’amélioration des fréquences de bus les week-ends pour que les jeunes puissent plus facilement se rendre dans les villes voisines pour aller au cinéma par exemple.
Nous voulons donner la parole aux jeunes pour qu’ils puissent eux-mêmes décider de ce qui leur convient en créant un Conseil consultatif des jeunes.
Enfin, nous voulons élargir l’offre actuelle d’activités pour les jeunes et promouvoir et coordonner les différentes structures de jeunesse. 
 

• Quels sont les principaux projets que vous mettrez en œuvre dans l’enseignement communal pour mieux préparer les enfants aux défis, pour ne pas dire difficultés, de demain ?

MR : l’enseignement est la priorité d’avenir. Nos efforts porteront sur la maîtrise des 3 fondamentaux (lire, écrire et compter) qui conditionnent la suite des études et la vie professionnelle et sociale de nos jeunes. Nos projets en matière d’enseignement sont importants : Maintenir les écoles de quartiers, dresser l’inventaire des besoins des directions d’écoles pour améliorer encore la formation de nos enfants, développer l’apprentissage de l’informatique, créer des classes d’immersion linguistique, mettre sur pied des écoles de devoirs.

AC : au cours de cette législature, avec action communale, nous avons dégagé des moyens importants dans le secteur de l'enseignement notamment en prenant en charge financièrement des heures de cours afin d'améliorer l'encadrement dans les classes, nous avons également doublé les heures de néerlandais … Nous comptons poursuivre les efforts entrepris au cours de cette législature ; nous souhaitons également engager du personnel enseignant chargé de faire de la remédiation afin d'individualiser l'enseignement et mettre l'accent sur les apprentissages de base tout en poursuivant l'ouverture de l'école vers le monde extérieur : extension du projet néerlandais (le faire débuter dès la maternelle), formation aux technologies de l'information et de la communication …

Ecolo : nos priorités en matière d’enseignement sont d’intégrer le souci de l’environnement dans l’école, de faire de l’école un lieu de démocratie et de participation, de favoriser l’ouverture de l’école et de promouvoir une école avec des projets pédagogiques de qualité. Par exemple concrètement, nous voulons faire en sorte que les enfants choisissent un avenir scolaire et professionnel en connaissance de cause par la découverte des filières pour les études secondaires, l’initiative « Place aux enfants » élargie, etc.
 

• Avez-vous une solution pour diminuer la « sur-urbanisation » dans notre village ?

MR : des outils comme le schéma de structure sont à disposition pour avoir une vision globale du territoire communal. Le MR est favorable à ce que nos villages et notre entité gardent leur caractère rural. Néanmoins, nous voulons permettre à nos enfants et familles de continuer à vivre dans leur commune et pour cela, pouvoir construire des logements à loyer modéré et diminuer la pression foncière.

AC :  action communale a souhaité se doter d'un outil comme le schéma de structure afin d'avoir une vision globale du territoire communal dans une perspective à long terme. Cet outil doit nous permettre de mener une politique d’aménagement du territoire équilibrée entre la nécessité de créer du logement accessible et le maintien du caractère rural de nos villages et de nos paysages. Cet outil prévoit que certaines zones (ZACC) ne soient pas urbanisables avant au moins l'horizon 2030.

Ecolo : nous pensons que la logique de l’aménagement par noyaux d’habitat, préconisée par le Ministre wallon ECOLO de l’Aménagement du Territoire, constitue une réponse structurante aux défis de demain. C’est le compromis qui nous semble le plus adéquat entre la préservation du caractère rural de notre village et la possibilité d’encore y offrir des logements à prix abordables à nos jeunes (et aux autres aussi !).
Les noyaux d’habitat permettront d’adapter nos modes de vie pour sortir progressivement de comportements trop énergivores (par exemple, en réduisant les déplacements) et rencontrer l’objectif ambitieux de réduction de 30% de nos émissions de CO2 d’ici 2020. Ces noyaux, ce sont les parties du territoire urbanisés de la commune qui présentent les meilleurs atouts au niveau de la mobilité, de la mixité fonctionnelle, de l’accès aux services. Ils sont ainsi susceptibles d’offrir un cadre de vie agréable et attractif pour nos concitoyens. 
 

• Serait-il possible d’installer des parkings à vélos aux arrêts de bus les plus fréquentés ?

MR : tout à fait, nous sommes totalement pour et l’avons prévu dans notre programme. 

AC : nous souhaitons encourager la pratique du vélo en installant des infrastructures adaptées  et notamment l'installation de range-vélos aux arrêts de bus.

Ecolo : favoriser l’usage du vélo dans une commune demande une réflexion globale. Des dispositifs comme ces parkings constituent certes une piste importante, mais cela ne suffit pas. Il suffit de vérifier la sous-utilisation des box à vélo mis en place aux arrêts de bus à Rebecq et à Quenast pour le constater. C’est tout un ensemble de mesures qui peut aboutir à une commune accueillante pour les vélos : intégration du mode cycliste de manière prioritaire à la voiture dans les plans communaux, prise en compte du vélo dans l’aménagement des voiries (par exemple, les chicanes installées récemment dans les voies d’accès aux centres ne permettent pas aux vélo de passer entre celles-ci et le trottoir obligeant le cycliste à se trouver directement devant les voitures – des pistes cyclables finissent abruptement) mais aussi dans la signalisation (la commune de Rebecq n’a jamais installé de sens unique limités pour les vélos comme la loi l’y oblige, cela permettrait pourtant aux cyclistes d’éviter d’importants détours), actions régulières de formation (brevet cycliste dans les écoles) et de soutien (ramassages vélo), etc. ECOLO souhaite également que des associations cyclistes soient mieux représentées dans les instances « mobilité » de la Commune. Il regrette ainsi que les membres du GRACQ (Les Cyclistes quotidiens) aient été poussés à la démission à la CCATM par l’attitude de non-écoute de la présidence et des représentants du Collège communal.
Enfin, nous sommes bien décidés à négocier avec les communes voisines et la SNCB pour obtenir un accueil vélo plus important et efficace (parking protégé avec accès automatisé) aux gares proches (Hennuyères, Tubize, Braine le Comte, etc.). 
 

• La carrière et ses poussières préoccupent-elles les partis ?

MR : bien entendu, c’est une priorité pour nous. Nous étions d’ailleurs plusieurs présents à la réunion avec les carrières. Il est essentiel de collaborer dans le respect mutuel de bon sens et des lois. Il nous faudra dès lors soutenir les Comités de riverains et les accompagner dans leurs démarches pour trouver une solution durable qui contente toutes les parties.

AC :  les Carrières (Quenast et Bierghes) et leurs poussières sont des préoccupations pour le groupe action communale. Les comités de suivi des carrières sont des outils importants où les exploitants, les riverains et les représentants communaux se rencontrent et échangent afin d'essayer de trouver le difficile équilibre entre les intérêts économiques de l'entreprise et la préservation d'un cadre de vie agréable pour les riverains. L'emploi et un cadre de vie agréable sont des priorités pour nous.

Ecolo : depuis notre constitution en locale ECOLO à Rebecq, le dossier des carrières a retenu toute notre attention. Bien plus, nous nous sommes battus (le seul parti politique) à plusieurs reprises au côté des riverains pour faire en sorte que les carrières (de Quenast et de Bierghes) respectent l’environnement dans lequel leurs installations fonctionnent tout autant que la santé et le confort des riverains direct et indirects de leurs sites respectifs.
Nous avons suivi et sommes intervenus dans ce sens lors des dernières enquêtes publiques qui ont accompagné le processus de renouvellement du permis d’exploiter des carrières de Quenast (en 1998 et 99), la demande pour construire une unité d’enrobage à Quenast (en 2004), le prolongement du permis d’exploiter de l’usine d’enrobage de Bierghes (en 2009) et le renouvellement du permis d’exploiter des carrières de Bierghes (en 2010). Nous regrettons que les autorités communales n’ont pas réussi, ni dans les mandatures précédentes ni dans l’actuelle, à contraindre les exploitants à des mesures efficaces de limitations des nuisances et de protection des riverains comme nous le préconisions.
Dans notre programme, dans notre chapitre « environnement », nous proposons par exemple des mesures pour améliorer la qualité de l’air. Ainsi, la diminution des poussières dues à l’exploitation des carrières pourrait être obtenue en veillant au respect du bâchage des camions à leur sortie des sites des carrières voire en l’obligeant par une ordonnance de police pour la zone où circulent les camions concernés. De même l’arrosage des sites de carrières pourrait être étendu à tous les endroits de production ou de rejets de poussières.
Dans l’opposition ou la majorité, nous continuerons à réclamer que le comité d’accompagnement – imposé par la loi pour veiller au suivi du permis d’exploitation – comporte des représentants de toutes les parties concernées dont les comités de riverains (mais aussi des associations de protection de l’environnement) et agisse de manière efficace afin d’assurer la pression nécessaire pour que les dépenses nécessitées par les mesures environnementales soient assurées et que soient respectées toutes les exigences liées à au permis d’exploiter.
 

• Dans le cadre de l’énergie renouvelable imposée par la Région wallonne (plan 2020), pouvez-vous exprimer vos intentions pour le raccordement au gaz de toutes les habitations de la Commune ?

MR : au travers du Plan d’Action National en matière d’Énergies Renouvelables, l’Europe a fixé des objectifs contraignants aux États membres à atteindre à l’horizon 2020. Soit 13% d’énergie produite à partir de sources renouvelables dans la consommation finale d’énergie. Actuellement, tant les entités fédérées que le fédéral sont à l’étude, pour soumettre plusieurs projets et trouver des solutions alternatives durables. Toutes les communes seront mises à contribution, suivant les différentes possibilités ou exigences techniques. Nous veillerons à offrir à nos concitoyens, en concertation avec eux,  la solution la plus adaptée à notre commune. 

AC : le plan de la Région wallonne s'inscrit en ce sens dans les objectifs fixés par le Conseil Européen au niveau de l'Union Européenne. Ce plan parfois appelé 20-20-20 a pour objectifs, à l'horizon 2020, de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre, de diminuer de 20 % la consommation énergétique de l'Union Européenne par rapport aux projections et d'atteindre les 20 % d'énergie renouvelable dans la consommation énergétique finale de l'UE. Dans ce cadre la commune se doit d'informer la population sur les différentes possibilités qui existent dans ce domaine et favoriser le recours à ces énergies renouvelables là où c'est possible. La commune, elle-même, a déjà pris des mesures dans cette optique : électricité verte, test de coupure du réseau d'éclairage public dans le quartier de Rognon entre minuit et 4 heures du matin, … La future piscine (SportissimO) est également conçue pour avoir recours au maximum à ce type d'énergie.

Ecolo : ECOLO n’a pas pour habitude de ne pas respecter des engagements. Notre parti en majorité mettra ce qu’il faut mettre en œuvre pour respecter ce plan comme tous les autres. 
 

• Pourquoi tant de maisons du Roman Païs vides à Quenast ?

MR : si des maisons du Roman Païs sont vides c’est qu’elles sont, soit en cours de rénovation, soit en cours de transfert (départ d’une famille pour arrivée d’une autre).

AC : si des maisons du Roman Païs sont vides c'est qu’elles sont soit en cours de réattribution (installation d'une nouvelle famille) soit qu'elles doivent faire où font l’objet de travaux de rénovation afin de les adapter aux normes actuelles de confort (chauffage central, double vitrage, …)

Ecolo : ECOLO n’a aucun représentant au sein de la société de logement Romans Païs. Ceux-ci sont presque tous issus du MR et du PS. C’est peut-être la chose à changer lors du scrutin du 14 octobre pour commencer à résoudre le problème…
 

• Comment pensez-vous promouvoir le sport mais aussi aider les clubs de l’entité ?

MR : l’activité physique et une bonne condition physique sont vitales pour la santé. Le sport joue aussi un rôle important dans l’acquisition de valeurs (fair-play, éthique) et est un vecteur d’échange multi culturel. Pour nous, soutenir les clubs sportifs dans leurs missions éducative et sociale, notamment en offrant une tarification plus avantageuse à ceux qui sont, par exemple, actifs au hall omnisports sera une première solution. Nous favoriserons également l’accès au sport pour les seniors et les personnes moins valides et organiserons une journée des sports en collaboration avec tous les clubs et associations de l’entité, les écoles,… afin de présenter les différentes possibilités sportives de notre commune. 

AC : en développant des infrastructures sportives décentralisées dans les villages de l'entité, en développant des sports de rue et de quartier par une collaboration avec le monde associatif et les comités de quartier.
En mettant en place des passeports ou des abonnements sportifs donnant accès à un coût réduit à une série de séances d’activités sportives.  Soutenir les initiatives visant à la réduction des coûts d’affiliation ou d’accès à la pratique sportive pour les familles. Adapter les horaires des infrastructures sportives en fonction de la vie quotidienne des citoyens et ainsi permettre à ceux dont l’emploi du temps est chargé d’avoir une pratique sportive. Développer un parcours-activité comprenant un parcours Vita, des espaces de pique-nique…
En poursuivant la politique de subsides et d'accès gratuit (une fois/an) aux salles communales pour les clubs et associations, en pratiquant des prix réduits pour l'accès au Hall Omnisports pour les clubs comptant beaucoup de jeunes,  en développant l'aide logistique aux associations sportives locales.

Ecolo : nous voulons rendre la pratique sportive accessible au plus grand nombre, en offrant un panel d’activités variées ouvertes à tous. Nous voulons établir des critères de subsidiation qualitatifs pour tous les clubs sportifs. Finalement, nous voulons mettre en place des journées "sports découvertes" avec un partenariat entre écoles et clubs sportifs dès le plus jeune âge. Ces priorités se déclinent en 12 propositions concrètes détaillées dans notre programme.
 

• On parle souvent du TEC mais qui prend le bus en fait ? Avez-vous clairement identifié la clientèle sur notre Commune ?

MR : un nombre important de Rebecquois prennent régulièrement le bus ! Il y a les écoliers, les travailleurs qui se rendent aux gares de Tubize, Braine-le-Comte ou Hennuyères, toutes les personnes sans voiture,... Le MR est persuadé que si les correspondances pouvaient se faire efficacement entre trains et bus et avec des parcours plus rapides, il y aurait encore un plus grand nombre de personnes à prendre le bus dans notre commune. 

AC : la clientèle des TEC sur notre Commune est composée principalement d'étudiants qui se rendent dans les écoles secondaires de Tubize, Braine-le-Comte, Soignies et Enghien. Elle est également composée de navetteurs qui utilisent le bus afin de rejoindre les gares de Tubize et de Braine-le-Comte afin de se rendre en train sur leur lieu de travail. Il y a également une part de la population qui est sans voiture et pour laquelle les transports constituent le seul moyen de locomotion afin de se rendre au centre du village, pour aller faire ses courses, … Le proxibus a notamment été mis en place pour mieux répondre aux besoins de cette population vivant dans des quartiers qui ne sont pas desservis par les TEC.

Ecolo : les usagers des bus sont identifiés par les enquêtes menées auprès de la clientèle par les TEC eux-mêmes. Ce sont ces chiffres qui ont été utilisés notamment dans les études préalables à l’élaboration du Plan communal de Mobilité. Ce qu’ECOLO demande, c’est qu’une enquête plus importante soit menée pour déterminer non seulement les utilisateurs mais aussi tous ceux et celles qui prendraient le bus si certaines conditions étaient remplies. Ce public potentiel-là n’est pas connu et nous semble important à évaluer. Cette recherche aurait pu être financée si Rebecq s’était inscrit dans un processus de Plan mobilité pluri-communal, c’est-à-dire concerté avec les communes voisines. Au démarrage des PCM, le Collège communal n’a pas souhaité entrer dans un tel dispositif. C’est d’autant plus regrettable que le bureau d’étude qui a accompagné tous les PCM dans la région a été le même pour toutes les communes. ECOLO continuera à prôner cette concertation collective dans les étapes de mises en place, d’évaluation et de révision des politiques communales de mobilité. Ses représentant-e-s à la CCATM continueront à susciter une observation suivie de l’utilisation des différents modes de déplacement tant pour ce qui existe que pour ce qui ressort des souhaits de la population.
 

• Quelles solutions proposez-vous pour que les jeunes puissent se loger sur le territoire communal ?

MR : construire des logements à loyer modéré et diminuer la pression foncière sont prioritaires !

AC : rembourser le précompte immobilier pendant trois ans ou cinq ans afin de favoriser l’accès au premier logement.
Mettre à disposition des opérateurs immobiliers publics des terrains communaux en vue de la construction de logements locatifs ou acquisitifs à destination des jeunes ménages et des ménages à revenus modestes ou moyens pour permettre à nos jeunes de se loger à un prix accessible.

Ecolo : nous voulons assurer  l’accès    à  un  logement  de  qualité  à  un  prix  abordable  pour  tous, jeunes et moins jeunes.
Mais nous voulons aussi améliorer la qualité des logements, veiller à améliorer la bonne gouvernance en matière de logement social et optimiser le service aux citoyens, augmenter  les stocks de logements disponibles et favoriser la densité afin de pouvoir faire face à la croissance démographique qui s’annonce dans les années à venir et tendre vers la mise en place d’une fiscalité immobilière plus juste dans l’attente d’une refonte complète de la fiscalité immobilière.
Finalement, la création d’une régie foncière pourrait aider à faire baisser les prix des logements pour les jeunes de l’entité.
Toutes nos priorités en matière de logement se déclinent au travers de 33 propositions concrètes dans notre programme.
 

• Pendant les 6 prochaines années, qu’allez vous faire pour que Wisbecq et Bierghes ne soient pas oubliés ?

MR : comme dit plus haut, nous favoriserons les liens entre nos différents villages, notamment par la mise en place de navettes entre villages, en unissant les associations et festivités de différents villages et faisant la publicité de chaque évènement.

AC : aucun village n’est oublié, beaucoup de nos projets et des actions menées jusqu’ici s’adressent à tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence : journal communal, collecte de déchets verts, Proxibus, encadrement scolaire, site internet, fête des bébés, fleurissement, dispositifs de sécurité… Nous continuerons dans ce sens, en restant attentifs aux besoins spécifiques des uns et des autres. Par exemple sont prévus : l’égouttage de Wisbecq, la création d’une crèche communale à Bierghes, la décentralisation des plaines de vacances afin d’en organiser également dans les villages.

Ecolo : pendant les six prochaines années, afin de limiter l’isolement, nous voulons favoriser la participation en investissant dans la solidarité chaude (augmenter le lien social en offrant des possibilités de rencontres, de collaboration et d’entraide, et faire du bien-être de chacun un enjeu transversal de chaque politique), en donnant accès aux salles communales pour les associations Rebecquoises, en dynamisant les activités de quartier et de village, en encourageant la création et l’écoute des comités de quartiers et en soutenant les « fêtes des voisins » en mettant à disposition gratuitement les salles communales pour permettre de se rencontrer. Pour éviter l’isolement de Wisbecq et Bierghes, nous pouvons également plaider pour une meilleure mobilité en veillant à optimiser le réseau TEC (priorité au bus dans les traversées de villages) et en créant de nouvelles lignes Rapidobus ainsi que des pistes cyclables sécurisées. Nous voulons aussi faciliter l’accueil de la petite enfance dans chaque village. A Bierghes, grâce au projet provincial de développement de places en crèches (majorité ECOLO – MR), de nouvelles places d’accueil vont pouvoir y être créées. Nous plaidons pour l’ouverture d’une crèche communale à Bierghes. 
 

• Garderez-vous les heures supplémentaires de néerlandais dans l’enseignement communal ?

MR : oui bien entendu et nous irons plus loin en créant des classes d’immersion !

AC : l'intention d'action communale est non seulement de maintenir les heures supplémentaires mais également d'étendre le projet et de le débuter dès la maternelle.

Ecolo : un bon apprentissage du néerlandais dès le plus jeune âge est très important, parce que cela permet d’augmenter les chances de nos jeunes sur le marché de l’emploi. En plus de maintenir et améliorer l’offre actuelle, nous plaidons également pour d’autres projets tels que les échanges entre enfants avec la Communauté flamande, ce qui sera l’occasion de goûter à l’aspect immersif de l’apprentissage linguistique. 
 

• En matière de sécurité, quelle est votre position sur l’installation de caméras et le renforcement de la police ?

MR : le MR souhaite accroître la sécurité des Rebecquois par différents moyens :
- Installer des systèmes de vidéosurveillance dans les endroits sensibles de Bierghes, Quenast et Rebecq
- Organiser des rencontres avec nos agents de quartier et y accroître leur présence
- Ajouter des radars préventifs aux endroits les plus dangereux du réseau
- Intensifier les formations à la circulation routière dans les écoles, en collaboration avec la zone de police, et les étendre aux asbl et associations demandeuses de l’entité
- Renforcer la sécurité aux abords des écoles par le placement de « barricades »
- Entretenir plus régulièrement et mieux éclairer le marquage des passages piétons
- Instaurer une rubrique « Règlement de police » dans chaque « Rebecq à la Une »
- Sécuriser votre réseau routier pour les automobilistes, cyclistes ou piétons, et réduire les risques d’accidents, notamment en hiver
- Organiser des rencontres entre les jeunes et des blessés de la route
- Désigner un Échevin de la Sécurité routière qui sera votre interlocuteur privilégié en la matière

AC : nous ne sommes pas opposés à l'installation de caméras de surveillance dans certains lieux publics sensibles mais celle-ci doit se faire dans le respect du droit à la vie privée. Les caméras de surveillance ne constituent qu'un outil parmi d'autres et doivent s'inscrire dans une politique policière globale alliant prévention et répression, police de proximité...
Nous voulons renforcer la présence policière de proximité afin de revenir à la notion de «  garde-champêtre », au sein même de l’antenne locale.
La zone de police devra à nouveau intervenir auprès de la Ministre de l'Intérieur afin de revoir la norme KUL qui détermine le nombre de policiers dans chaque zone de police et qui ne tient pas compte de certaines réalités de notre zone de police (prison d'Ittre, club de foot en division 2, ...)

Ecolo : nous privilégions le renforcement du nombre d’agents de proximité. L’installation de caméras coûte très cher (plusieurs milliers d’Euros par caméra). Il faut aussi mobiliser du personnel pour observer les écrans. Ce personnel n’est pas sur le terrain pendant ce temps. De plus, l’on remarque qu’une fois qu’une caméra est installée quelque part, les actes délinquants se déplacent simplement ailleurs. Il suffit aussi au malfaiteur de déambuler cagoulé pour se préserver d’une reconnaissance par caméra. Ça n’est donc pas très efficace. Nous pensons qu’il y a aussi beaucoup à faire en termes de sécurité routière où le nombre d’accidents avec dégâts corporels ou mortels est bien supérieur au nombre d’actes délictueux qui pourraient être évités par l’usage de caméras de surveillance. 
 

Questions posées en séances :

• Comment allez-vous impliquer plus concrètement les conseils consultatifs dans les processus décisionnels de la Commune ?

MR : proposer que les rapports des commissions soient présentés annuellement en conseil communal et inciter les citoyens à rejoindre les conseils consultatifs. Quand des conseils consultatifs ont été créés par l’autorité communale, ils doivent évidemment être impliqués dans les projets concernés par leurs matières sans quoi il n’aurait aucune utilité ! Outre cela, le MR vous permettra d’interpeller le Collège et le Conseil communal plus régulièrement et non plus à l’occasion d’un seul conseil spécial en fin d’année ! Les problèmes urgents d’intérêt général doivent être traités au plus tôt ! De plus, vous aurez le droit de réagir à la réponse reçue à votre interpellation, dans un échange de vues avec l’autorité communale.

AC : les outils consultatifs existent au sein de notre commune, ils fonctionnent et sont consultés et il faudra encore les consulter davantage dans le futur. Ces conseils consultatifs sont nombreux et touchent des domaines divers (aménagement du territoire, enfance, personnes âgées...  De nouveaux outils ont été mis en place, comme les citoyens relais, fonction que nous souhaitons développer davantage. Nous voulons également poursuivre les réunions participatives avec la population, soutenir la création de comités de quartier et mettre en place des budgets participatifs.

Ecolo : les conseils consultatifs citoyens sont essentiels et favorisent la participation citoyenne.
ECOLO Rebecq veut que la commune soit le lieu privilégié où la confiance entre mandataires politiques et citoyens soit restaurée et entretenue, où le débat sans intimidation, la consultation facilitée et la participation conviviale soient naturels et réguliers.
Nous voulons que les avis des conseils consultatifs soient entendus et respectés.
 

• Comment voyez-vous Rebecq dans 3 à 4 ans ?

MR : une commune où il faut bon vivre, avec une gestion maîtrisée des finances, une population qui se sent entendue par ses élus. Des projets et investissements nécessaires pour les gens et qui sont cohérents et planifiés. 

AC :  notre vision de Rebecq transparaît clairement dans notre programme notamment  au travers des intitulés des différents chapitres de celui-ci :
- une commune plus propre et plus belle : nous avons conscience que beaucoup de travail reste encore à faire dans ce domaine, même si nos efforts commencent à inverser la tendance, Rebecq n’est plus le village morose qu’il était il y a six ans mais devient petit à petit une belle commune fleurie et entretenue
- une commune en sécurité avec la création d'un Plan Routes et Trottoirs, par des aménagements de carrefours dangereux, la pose de dispositifs ralentisseurs, par la présence renforcée de gardiens de la paix et de la police de proximité, …
- une commune plus rurale et plus verte : le cadre rural est une des principales caractéristiques de notre commune, qui en fait son charme  et nous voulons le conserver
- une commune qui lutte contre les inondations par la création de zones d'immersion temporaires et qui s'implique dans le contrat rivière de la Senne de façon à agir de façon concertée avec les communes voisines pour plus d'efficacité …
- une commune qui informe ses habitants de manière encore plus efficace en utilisant notamment de nouveaux outils et des moyens différents comme par exemple par le recours aux citoyens relais, fonction que nous souhaitons développer davantage.
- une commune sportive et culturelle qui allie sport de rue et sport de compétition, qui favorise l'accès de tous dès le plus jeune âge à la culture
- une commune pour les enfants car l'enseignement et l'accueil de la petite enfance constituent pour nous des priorités
- une commune bien gérée qui essaie d'aller chercher des subsides pour réaliser des projets dans l’intérêt de tous
- une commune qui soutient ses habitants notamment en les aidant pour toutes une série de démarche.

Ecolo : nous n’avons pas la prétention de changer la façon dont la commune est gérée en si peu de temps. Si nous sommes en majorité, nous voyons Rebecq comme une commune où les citoyens exercent davantage leur rôle de vigilance vis-à-vis des élus, où l’environnement sera plus respecté, où davantage de nourrissons seront accueillis, avec plus de pistes cyclables, où les besoins des citoyens seront entendus et où tous les citoyens seront traités sur un pied d’égalité.
 

• Tout citoyen demande que son cadre de vie soit amélioré par des aménagements parfois importants. Une fois ces travaux effectués, d’aucuns critiquent les coûts. Comment appréhendez-vous cela ? Réduirez-vous les travaux pour éviter les critiques au risque de mécontenter des citoyens ou assumerez-vous dépenses ET critiques ?

MR : avant tout chose, les travaux doivent être utiles et apporter un mieux vivre pour tout un chacun. Assumer est la première des compétences qu’un élu doit détenir ! Si vous vous engagez sans pouvoir prendre vos responsabilités et donc savoir que vous serez amené tôt ou tard à être critiqué et devoir répondre, assumer vos choix, il ne faut dès lors pas s’engager pour les citoyens. Assumer c’est donc également continuer à faire des travaux au risque d’être critiquable et critiqué.

AC : trouver le juste équilibre entre les demandes et les attentes de la population qui sont parfois fort différentes d'une personne à l'autre et le coût des travaux est un exercice difficile qui s'apparente parfois à un travail de funambule. La gestion d'une commune impose de faire des choix, de prendre des décisions. Quand ceux-ci sont posés il faut pouvoir les assumer et les expliquer.
Grâce à un important travail de recherche de subsides, nous pouvons réduire les coûts de certains projets et dégager de la sorte des marges budgétaires pour réaliser d'autres projets qui eux ne peuvent être subsidiés mais qui répondent à d'autres demandes et attentes de la population. Le tout sans augmenter les taxes.

Ecolo : tout d’abord, il faudrait s’en tenir aux cahiers de charge originaux lors de chantiers surtout de grande envergure. Nous ne voulons pas nous lancer dans réalisation de projets annoncés comme entièrement subsidiés et qui finalement coûte énormément aux contribuables, dans lesquels la commune doit injecter beaucoup de fonds (comme pour le chantier de la Grand place). Finalement, nous voulons éviter les dépenses superflues.
 

• Que comptez-vous faire pour l’emploi au sein de notre Commune ?

MR : - Stimuler une collaboration efficace entre entreprises, services sociaux, services communaux, le CEFA par la création d’un comité d’accompagnement pour guider et orienter les demandeurs d’emploi locaux dans
leur recherche d’emploi
- Créer des zones économiques mixtes destinées aux activités d’artisanat, de service, de recherche ou de petite entreprise pour créer de l’emploi local !

AC : nous comptons mettre en œuvre et activer les 2 zones d'économie mixte qui sont proposées dans le schéma de structure communale afin de favoriser l’installation de petites entreprises.
Nous voulons également soutenir les agriculteurs afin de leurs permettre de pérenniser ou de diversifier leur activité.
Le travail d'aide individuel réalisé notamment par le PCS et les ateliers de recherche d'emploi du CPAS doit être intensifié.

Ecolo : dans une localité comme Rebecq, le pouvoir communal joue sur l’emploi à différents niveaux. D’abord, la Commune (CPAS compris) représente le plus gros employeur (+/- 200 travailleurs). Ensuite, elle peut réguler et favoriser la création d’emplois.
Nous plaidons pour une action prospective  et un soutien à l’emploi social, éducatif, durable, éthique. Nous voulons l’instauration de clauses à objectif de formation et d’insertion de demandeurs d’emplois de la commune dans les marchés publics.
Nous voulons mettre en place une antenne emploi à Rebecq en lien avec la Maison de l’emploi de Tubize et l’ALE, favoriser le regroupement professionnel (« Cluster ») et prendre de nouvelles initiatives et pourvoir à certains besoins spécifiques en matière d’emploi pour le développement durable.